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Catégorie

Article

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Thématique

Immobilier

Auteur

SAM BEN Immobilier

Date

23 Décembre 2025

Immobilier

Investissement immobilier : comprendre ce que vous achetez

L’investissement immobilier n’est pas réservé aux experts de la finance. C’est surtout une histoire de budget, de chiffres simples et de choix concrets, qu’on peut expliquer sans grand discours.

L’immobilier dans le budget des ménages, ici et maintenant

Avant de parler de « bon plan », il faut regarder un fait très simple : le logement pèse déjà lourd dans le portefeuille. En France, les ménages ont dépensé environ 424 milliards d’euros pour se loger en 2024, soit près de 6 200 euros par habitant. Environ 70 % de cette somme correspond à des loyers, payés ou « imputés » pour les propriétaires qui occupent leur logement.
Aujourd’hui, un peu plus d’un ménage sur deux est propriétaire de sa résidence principale, autour de 57%. Cela veut dire qu’une grande partie de la population a déjà un pied dans l’immobilier, souvent via l’achat de son logement. L’investissement immobilier locatif, c’est acheter un logement pour le louer et encaisser un loyer tous les mois.

Investissement immobilier locatif : quelques chiffres pour se repérer

On entend souvent parler de « bon rendement locatif » sans trop savoir ce que ça veut dire. En pratique, vous comparez ce que le bien vous rapporte chaque année en loyers, et ce qu’il vous a coûté à l’achat, frais compris. On obtient un pourcentage : c’est le rendement locatif.
En France, le rendement brut tourne autour de 5,9 % en moyenne, mais avec de grosses différences selon les villes, le type de bien et l’état du logement. Dans certaines grandes villes, il n’est pas rare d’être autour de 3 à 4 % brut, alors que dans des villes moyennes ou
des quartiers moins centraux, on peut dépasser les 6 % sur des petites surfaces bien ciblées.
Pour une société d’investissement immobilier, ces repères servent de base pour filtrer les dossiers avant d’aller plus loin dans l’analyse.
Pour rendre les choses concrètes : si vous achetez un appartement 180 000 euros, frais inclus, et que vous encaissez 9 000 euros de loyers par an, votre rendement brut est de 5 %. Ensuite il faut retrancher les charges, la taxe foncière, l’assurance, les travaux et bien sûr l’impôt. C’est ce calcul, posé noir sur blanc, qui permet de voir si le projet tient debout.

Le rôle du crédit : un levier, mais aussi un engagement

L’investissement immobilier, aujourd’hui, passe très souvent par un crédit. C’est ce qu’on appelle l’effet levier : vous investissez une partie en apport, la banque finance le reste, et ce sont en partie les loyers qui remboursent le prêt.
Les chiffres rappellent l’écart entre locataires et propriétaires : pour les locataires du secteur privé, le budget logement représente environ 28 % de leurs revenus, contre près de 10 % pour les propriétaires qui ont terminé leur remboursement. Ce simple écart montre l’impact, à long terme, d’un crédit bien mené. Mais pendant la durée du prêt, il faut accepter une part de tension sur le budget et la possibilité de périodes sans loyer.

Préparer son projet d’investissement immobilier, étape par étape

Plutôt que de chercher « le bon coup », il est souvent plus utile de dérouler calmement les étapes. Un projet d’investissement immobilier peut se construire autour de quelques questions simples :

  • Combien je peux investir sans étouffer mon budget actuel ?
  • Quel loyer réaliste je peux espérer sur ce type de bien, dans ce quartier précis ?
  • Quel sera le montant total de mon crédit, assurance incluse ?
  • Quelles charges reviennent chaque année, même si le bien est vide ?

Ensuite vient le choix du bien : surface, emplacement, état de l’immeuble, performances énergétiques, charges de copropriété, tout cela pèse dans la balance. Un petit appartement proche des transports, des écoles ou d’un bassin d’emplois n’a pas le même comportement
locatif qu’un grand logement excentré. Ce sont des détails concrets, mais ce sont eux qui font la différence entre un projet qui tourne bien et un projet qui devient source de stress.

Les points de vigilance à ne pas minimiser

L’investissement immobilier n’est pas un jeu théorique. Il y a des loyers qui tombent, mais aussi des imprévus très concrets.
Les périodes de vacance locative, quand le logement reste vide entre deux locataires. Un ou deux mois sans loyer peuvent suffire à déséquilibrer l’année si la marge de sécurité est trop faible.
Les travaux non prévus, qu’ils viennent d’un problème dans le logement lui-même (chaudière, salle de bain, cuisine) ou d’une décision de copropriété (ravalement, toiture, mise aux normes).
Les évolutions de la réglementation, notamment sur la performance énergétique, qui peuvent imposer des travaux pour continuer à louer correctement, surtout sur les logements les plus anciens.
Face à ces risques, le meilleur réflexe reste de garder une vision réaliste : ne pas tout miser sur le scénario idéal, prévoir une trésorerie de côté et accepter que certains aléas fassent partie du jeu.

Conclusion : un projet de chiffres, de temps et de cohérence

Un investissement immobilier, ce n’est pas une promesse magique, ni un pari abstrait. C’est un projet très concret, fait de loyers, de charges, d’impôts, de visites, de coups de fil au syndic et parfois de discussions avec les voisins. Les chiffres donnent un cadre, les données moyennes aident à se repérer, mais chaque projet a sa logique propre.

Ce qui compte, finalement, c’est la cohérence entre votre situation, votre budget, le bien que vous choisissez et le temps que vous êtes prêt à y consacrer. Un investissement immobilier bien préparé ressemble moins à un « coup » qu’à un engagement réfléchi, assumé, qui trouve sa place dans votre vie de tous les jours

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